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Séparés par des virgules

Le bal des indocilesPriscille Deborah

 

Priscille Deborah ouvre le bal du Grand Presbytère comme on ouvre les portes d’une salle de spectacle et donne le ton de la passion : fort et troublant.

 

Au travers de son  « Bal des Indociles », c’est la promesse d’un instant de confidences, de rencontres improbables, qui finirait au jour levant.

Un nouveau monde qui explose aux yeux de tout un chacun, éblouissant comme le soleil  et la lune au petit matin.

 

Priscille n’a peur de rien, et surtout pas d’exposer ses états d’âme extrêmement intimes.

Indocile, elle s’amuse avec ses « poudres » colorées. Sincère et brute, elle donne vie à une création très plastique où règnent, désordre, tumulte, émerveillement, partages et rencontres.

 

Parce que le bal, lieu de rendez-vous, est un passage obligé dans les romans du XIXème siècle, il a vu se nouer ou se dénouer d’innombrables intrigues et, fidèle miroir de la société, est resté à toutes les époques une véritable fenêtre sur le monde.

 

« Le monde est un grand bal où chacun est masqué » affirme le moraliste      Luc de Clapiers, Marquis de Vauvenargues. Priscille, elle, enlève les masques et y ajoute l’indocilité.

 

L’indocilité comme un art pour construire les bases d’un monde plus enthousiaste, comme une farandole qui se donne le droit de rêver, d’avoir des désirs et de passer de l’autre côté du miroir.

 

Ainsi, corps à corps dans la révolte, corps dansants, vibrants, possédés, c’est cet art de la culture du corps libéré que Priscille Deborah nous livre avec une sincérité troublante.

 

Priscille Deborah est peintre, performeuse, plasticienne protéiforme.

Triple amputée depuis 13 ans, elle a choisi le côté lumineux de la lune, celui où elle s’exprime sans s’inquiéter du regard de l’autre.

C’est une battante, une femme libre, sa peinture est à son image, pleine de cicatrices, pleine de joie, pleine de vie.